• les aventures de lucilise : communqauté gifs et fonds de blogs

    pour en voir plus c'est                   ici

    Lire c'est  décrocher du réel pour  essayer de le saisir...



    Ma lecture de Mrs.Dalloway de Virginia Woolf :
    Dans ce monologue narrativisé, le réel nous est retranscrit mais uniquemment à travers des individualités.Il n'est pas question pour cette auteure d'objectiver la réalité. Pourquoi le faire puisque c'est impossible. Elle ne serait alors plus que mensonge.
    Aussi ,ces subjectivités qui s'expriment sur le quotidien , la vie, l'amour, le mariage sont uniques et vraies. Même le personnage emlématique de septimus warren smith (est-ce un nom plausible s'interrogera Virginia...), ce névrosé suicidaire à l'image de son auteure semble détenir une part de réalité. Le description de sa mort annoncée est ressentie par Clarissa , Virginia et enfin par le lecteur, dans la chair. Le fatalisme désabusé et la terreur de ce personnage face au gouffre qu'est la vie est antinomyque de la froideur intéressée et frivole de la société mondaine ici décrite.
    De plus, si les ennemis haineux définissent les contours d'une personne , comme le pense Clarissa, ce sont tout de même les amis présents , absents , qui reviennent ou pas ,qui changent tout en restant les mêmes au fond, qui nous comprennent le mieux même si on a du mal à les entendre. Sally Shelton mariée ,reste Sally Shelton dans le souvenir ,et dans le présent ; c'est celle qui représente l'insolence, qui choque volontairement en fumant des cigares se promenant nue et revendiquant le droit de vote pour les femmes. C'est celle que Clarissa aurait aimé être...mais plus maintenant.
    Chasser les regrets pour pouvoir s'apprécier et s'aimer, là, maintenant.
     
     

     

      Emilie et Anne Bronte

    .

      Jean de la Lune a froid aux fesses,

    Les jolies fesses demi-lunes...

    Qui fleurent bon "Nuit Bleue" d' Hermes.

    Mais où court-il sans foi ni thune?

    Il se faufile dans la nuit,

    Narine souple et oeil détruit.

     

    Il va au Bar de l' Ecureuil !

    "çui-là qu'tu vois au coin d'la rue ",

    "J'espère que t'as pensé aux feuilles?"

    lui dit son pote le gros Lulu.

    Et là, accoudés  au comptoir,

    Ils sont les Rois, ils ont l'Espoir.

     

    Et , tout au fond de son demi,

    Jean de la Lune voit des soleils ,

    Un arbre et des rats endormis,

    Le velours bleu de leurs oreilles .

    Tiens une moustache a frémi...

    Jean de la lune s'est assoupi.

     

     

     

    « quel poème réaliste !le fromage préféré de carla bruni »
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